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théorie des nuages

Stéphane Audeguy, La théorie des nuages, Paris, Gallimard, 2005

édition poche chez Folio en 2007

 

(...) Désormais, dans la peinture de Carmichael, il ne reste plus d'humain que les édifices. Souvent il s'installe en contrebas d'une demeure surnomée la Salière, à cause de la forme de ses tourelles ; dans le coin droit il dessine seulement le faîte du toit de tuiles, l'amorce d'un mur de brique rouge carmin. Au-dessus trônent d'énormes colonnes de nuées, infiniment mobiles ; parfois les rayons du soleil percent irrégulièrement ces masses. Enfin Carmichael franchit une dernière étape, au début du mois d'août 1822 : sur un petit dessin presque carré, il ne laisse qu'une branche à demi courbée, dans le coin inférieur droit, agitée par le vent. Et puis, plus rien : paysages de nuages purs. C'est là que le vertige vient le prendre par surprise. (...)

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