Le Monde, vendredi 25 janvier 2008, supplément livre
Oui, il est fatigué, Henry Bauchau, mais à l'écoute et intensément présent. "Etant donné mon âge, je ne dispose que d'une heure ou deux par jour pour écrire, et je dois faire des pauses." Ce dernier roman, Le Boulevard périphérique, a été rédigé à la main, avec beaucoup de peine. "Il ne fallait pas que je sois trop long. J'ai dû m'adapter à un certain rétrécissement de mon vocabulaire." On aimerait que beaucoup d'écrivains plus jeunes, aux pages creuses et aux phrases décorées de fleurs artificielles, soient soumis à une telle contrainte !