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Julius von Schlosser

 

  

      Julius von Schlosser, Objets de curiosité, Paris, Gallimard, 2002

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      Première édition en allemand chez Julius Bard, 1922

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On peut comprendre ce rejet en se penchant plus précisément sur l'œuvre. Il s'agit d'un groupe de trois figures entièrement nues : un jeune couple et une épouvantable vieille se tiennent dos à dos, de telle sorte que le vieille constitue, dans tous les sens du terme, le « revers » des deux jeunes gens. Sculptée avec beaucoup de soin et d'art dans du bois de tilleul, cette petite sculpture présente encore ses couleurs d'origine, peintes sur un enduit de plâtre et conservées dans un état si impeccable qu'on serait bien en peine de trouver ailleurs un si bel exemplaire. C'est une chance inouïe, surtout quand on songe que le XIXe siècle, pourtant tourné vers le passé, fut soumis dans ce domaine à des exigences mal comprises de pureté stylistique et reprit à son compte le préjugé que la « Renaissance » velche avait inoculé au Nord selon laquelle la sculpture « noble » devait être monochrome, comme ces statues antiques sorties toutes blanches des tombeaux où elles avaient perdu les couleurs plus ou moins riches qui les décoraient autrefois.

 

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