Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Instanané

 

Instantané<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p><o:p> </o:p><o:p> </o:p>Il est à peine six heures moins cinq. Devant les grandes portes menant à la nef du Grand Palais, des dizaines de camions stationnent en pagaille et s'affairent à sortir des caisses de bois.

« Donald Judd », « Paul Rebeyrolle », « Galerie Lelong », « Jacques Monory »... Les inscriptions peintes sur les caisses, encore vides, qui sont roulées vers l'ancienne salle de machines, aujourd'hui grande halle dédiée par intermittence à l'art contemporain et à de grandes manifestations populaires.

Art Paris ferme ses portes. Les transporteurs se pressent pour décrocher, emballer et déplacer les œuvres, qui ont été présentées pendant quatre jours sur des cimaises précaires à un public trié sur le volet. Ils se battent presque. Echangent des mots, parfois violents. Les œuvres doivent être emmenées au plus vite. Retour à la galerie si elles n'ont pas trouvé preneur. Direction l'appartement d'un collectionneur fortuné du XVIe arrondissement, qui la remettra en vente aux enchères dans deux ans, pour les plus chanceuses...

Les caisses s'entrechoquent, manquent de basculer des planches à roulettes.

Prendre conscience. Que les objets transportés dans ces caisses sont des œuvres. Mais également des biens marchands. Des produits de consommation. Consommation « peu courante ».

Délectation de l'œil | Délectation de l'esprit | Délectation du moi | Délectation de l'apparat | Déliquescence...<o:p> </o:p><o:p> </o:p> 

 

GP | 7-04-08
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article