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    Crise de l'audiovisuel

     

    Les médias sont l'instrument principal du pouvoir en place. Objet suffisament important pour que le président sans préoccupe et cherche à le modeler pour lui correspondre parfaitement.

     

    Pourquoi commencer par supprimer la publicité et ainsi mettre en péril l'audiovisuel public, avant même de modifier en profondeur la qualité des programmes. Rien n'empêche aujourd'hui, de mettre en place des émissions nouvelles plus intelligentes et constructives... Nous verrons ensuite si des chutes d'audience importantes conduisent à des désengagaments publicitaires et par conséquent à la quête de nouvelles ressources financières.

    Une fois de plus le problème est pris à l'envers. On sacrifie notre système avec comme argument la volonté de le réformer en profondeur. Mais la rupture opérée est tellement violente, que le système est totalement détruit et ne pourra être rabiboché que par les pansements efficaces mais uniformes du privé...

    Par ailleurs, est-ce normal que les entreprises privées soient prélevées pour financer l'audiovisuel public ? Où se situe la véritable politique culturelle lorsqu'elle repose sur une taxe prélevée sur la publicité diffusée par le privé ???

    D'autre part pourquoi ne pas augmenter la redevance audiovisuelle ? Nos décideurs savent en permanence en train de nous rappeler qu'à l'étranger on fait mieux qu'en France... Pourquoi ne pas aligner la redevance sur celle de l'Allemagne ? Où au moins, proposer une augmentation de 4 euros par an et par foyer pour la porter à 120 euros. Gain estimé à plus de 150 millions d'euros... Le gouvernement qui parait si doué pour résoudre les problèmes de pouvoir d'achat, préfère-t-il taxer la publicité des chaines privées : en prélevant ainsi une partie de ce que les consommateurs offrent aux entreprises dans les prix des produits qui ne cessent de croitre... Pourquoi ne pas souhaiter augmenter un impot de manière très minime pour l'ensemble de la collectivité à fin d'améliorer un service public qui contribue à améliorer la culture de tous les citoyens... Pourquoi vouloir masquer les taxes en développant une publicité indirecte payée dans le prix des produits ??

     

    Enfin n'est il pas envisagable de réduire le train de vie des chaines publiques ? D'une part les producteurs privés qui se sont immissés sur France 2 et France 3 ces 20 dernières années facturent les émissions à des prix stupéfiants parfois 50 % aude-là du cout de fabrication du programme... Pourquoi ne pas faire appel à des producteurs publics comme sur les chaines de radio publiques ?? Pourquoi placer 3 ou 4 commentateurs pour le moindre  match de foot ?

    Sachez que le budget de France 2 équivaut à celui des 13 chaines publiques de radio et de télévison suisses. Ce pays présentant la caractéristiques de parler trois langues il existe une ou deux chaines dans chaque langue pour la télé et la radio. Mais les programmes sont un peu moins luxueux, et plus intéressants...

     

    Enfin pourquoi ne parler que de la télévision alors que le parent pauvre de l'audiovisuel est la radio. L'ensemble des chaines du groupe Radiofrance ne représentant que seulement 8 % sur le montant de la redevance... Et proposant pourtant les meilleures sessions d'informations et les meilleures émissions...

     

    Autant d'interrogations qui doivent nous permettre de ne pas rentrer dans les manipulations politiciennes du gouvernement et du président, qui a sorti cette question de son chapeau à l'improviste, sans même savoir ce qu'il disait... Simplement peut etre parce que la gauche aurait pu prendre la même mesure mais e l'encadrant mieux... il s'agissait alors selon la coutume sarkozienne de pouvoir dire "moi je"...

    Ces quelques idées sont bien incomplètes mais doivent permettre de construire des réflexions différentes sur le sujet... Et ne pas se laisser prendre par des discours simplistes et inconsidérés... Notons enfin, qu'une commission a été mise en place. Peut etre la 687ème depuis la prise de pouvoir de Sarkozy. Elle remettra au chef de l'Etat un rapport, d'au moins 500 pages, compilation de banalités émanants de quelques faux spécialistes gateux... Puis des mesures déconnectées de ce que souhaite la profession, de ce que préconise le rapport et de ce qui est bon pour les citoyens seront adoptées de manière autoritaire par un parlement amorphe, quasiment castré par un président hyper-puissant plein de libido...

     

    Gwilherm Perthuis


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