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Publié par g-perthu à 09:01:14 dans Iconothèque | Commentaires (0) | Permaliens
Le Monde, vendredi 25 janvier 2008, supplément livre
Oui, il est fatigué, Henry Bauchau, mais à l'écoute et intensément présent. "Etant donné mon âge, je ne dispose que d'une heure ou deux par jour pour écrire, et je dois faire des pauses." Ce dernier roman, Le Boulevard périphérique, a été rédigé à la main, avec beaucoup de peine. "Il ne fallait pas que je sois trop long. J'ai dû m'adapter à un certain rétrécissement de mon vocabulaire." On aimerait que beaucoup d'écrivains plus jeunes, aux pages creuses et aux phrases décorées de fleurs artificielles, soient soumis à une telle contrainte !
Publié par g-perthu à 08:55:12 dans Dans la presse | Commentaires (0) | Permaliens
Jean-Louis Schefer, Le peintre imaginaire, Bruxelles, Enigmatic, 2005
Le labyrinthe n'est pas une forme ni un modèle de distribution de parties d'un plan. C'est son annulation dans une hypothèse exploratoire. Quelle que soit sa forme, circulaire, octogonale, qu'il soit fait de barres, ou qu'il soit rectiligne, le labyrinthe est une proposition d'organisation temporelle dans l'espace et dont l'application ou la suggestion la plus immédiatement probable est celle d'un cheminement.
Publié par g-perthu à 08:32:26 dans Friction | Commentaires (0) | Permaliens
Stéphane Audeguy, La théorie des nuages, Paris, Gallimard, 2005
édition poche chez Folio en 2007
(...) Désormais, dans la peinture de Carmichael, il ne reste plus d'humain que les édifices. Souvent il s'installe en contrebas d'une demeure surnomée la Salière, à cause de la forme de ses tourelles ; dans le coin droit il dessine seulement le faîte du toit de tuiles, l'amorce d'un mur de brique rouge carmin. Au-dessus trônent d'énormes colonnes de nuées, infiniment mobiles ; parfois les rayons du soleil percent irrégulièrement ces masses. Enfin Carmichael franchit une dernière étape, au début du mois d'août 1822 : sur un petit dessin presque carré, il ne laisse qu'une branche à demi courbée, dans le coin inférieur droit, agitée par le vent. Et puis, plus rien : paysages de nuages purs. C'est là que le vertige vient le prendre par surprise. (...)
Publié par g-perthu à 08:16:04 dans Lecture du jour | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par g-perthu à 08:22:12 dans Iconothèque | Commentaires (0) | Permaliens
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