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    Information tirée du site internet de La Tribune de l'Art

     

    La RMN censurée à Abou Dhabi
    Il n'y aura, paraît-il, aucune censure pour le Louvre à Abou Dhabi. Pour le Louvre, peut-être pas, mais la RMN, ou plutôt son site Internet, est déjà en partie interdite dans les émirats. 
    La page
    qui donne accès à la liste des catalogues mis en vente (http://www.boutiquesdemusees.fr/fr/boutique/produits/5-catalogues-exposition), y est bloquée. Le visiteur qui tente d'y accéder à partir d'un ordinateur situé dans les Emirats verra apparaître un message indiquant : "We apologize the site you are attempting to visit has been blocked due to its content being inconsistent with the religious, cultural, political and moral values of the United Arab Emirates."
    La Tribune de l'Art en revanche, qui avait été censurée pendant plusieurs mois au début de l'année dernière, ne l'est plus. Sans doute la RMN est-elle plus subversive. Ce qui caractérise toujours la censure, c'est sa bêtise.

     

     


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    Jeff Koons à Versailles : merci Aillagon...

     

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    Jean-Jacques Aillagon, ancien ministre de la culture, ancien président du Centre Pompidou et ancien responsable des expositions de la Fondation Pinault installée au Palazzo Grassi de Venise, est un admirateur de l'artiste contemporain Jeff Koons. Après avoir présenté le chien ballon de baudruche en acier poli rose fuchsia devant le palais vénitien, le nouveau président de l'établissement public du château de Versailles souhaite inviter l'artiste tant chéri, à exposer dans les salles de l'ancienne demeure royale au mois de septembre prochain durant Versailles Off. Il s'agirait de poursuivre la politique adoptée depuis quelques années, qui veut que les musées et institutions qui gèrent un patrimoine ancré dans l'histoire, s'ouvre à la création en passant des commandes à des artistes soit pour des œuvres pérennes, soit pour des expositions éphémères. Le principe peut être retenu mais il pose des questions masquées par le discours formaté de la communication officielle.

    On pourrait tout d'abord se demander pourquoi exposer un artiste aussi connu et aussi vendu que Koons ? En quoi l'exposition pourrait-elle lui apporter quelque chose, et en quoi montrer un pot de fleur en forme de chien près du jardin de Versailles peut créer du sens ? Koons est déjà omniprésent dans le monde de l'art. Son travail repose sur une équation de rentabilisation maximale de l'acte artistique : il produit ce qu'il faut produire à un moment donné précis pour répondre à une demande particulière et spécifique. Des milliardaires qui ne savent pas comment claquer leur argent et qui veulent investir dans une valeur certaine en montrant qu'ils encouragent la création (attitude très noble...), un public parfaitement en adéquation avec des propositions artistiques redondantes et reproduites indéfiniment, tant que la demande imbécile sollicite l'offre...

    Pourquoi donc une institution publique qui a déjà des difficultés à entretenir comme il le faudrait le magnifique site de Versailles, devrait dépenser de l'argent de manière inconsidérée pour offrir un sacre aussi important que celui du roi soleil, à un artiste qui ne produit des œuvres que pour les vendre au plus offrant faisant fonctionner la loi de l'offre et de la demande ? Personne ne pose cette question, tout le monde suit... On parle même de commander à Buren un plafond dans les murs de Versailles. Quelle originalité, quelle audace ? Nous nous demandons vraiment qui sont les conseillers incultes qui prennent ces décisions. Certainement des hauts fonctionnaires passés par l'ENA et rémunérés 5000 euros par mois...

    Par ailleurs, on nous a beaucoup parlé de la galerie des glaces restaurée par le généreux Vinci, il fallait bien lui assurer une campagne de promotion défiscalisée... Mais on parle beaucoup moins des dizaines de sculptures, fontaines, bosquets, qui sont largement détériorés et qui ne bénéficient pas de l'entretien qu'ils méritent. Comme à la télévision le regard est braqué sur quelques domaines tape à l'œil soutenus par les amis du pouvoir en laissant entendre que ce regard est représentatif d'une globalité et qu'il est la réalité, alors même que personne ne se préoccupe de la perte d'une part importante du patrimoine, très loin de la galerie spéculaire, au bout du canal et du parc. Pourquoi donc dépenser pour Koons, alors que les missions premières ne sont pas assumées par l'Etat. Ne nous disons pas encore que l'Etat n'a pas de moyens, que les caisses sont vides, car il n'y a jamais eu autant d'argent en France qu'aujourd'hui. Le problème est de savoir comment on répartit collectivement ces richesses...

    Enfin pourquoi ne pas avoir fait appel à des artistes émergeants ou plus confidentiels pour mettre en place un projet art contemporain à Versailles ? Des artistes ayant des regards beaucoup plus fins sur le patrimoine auraient pu donner un regard contemporain plus juste et moins ostentatoire. Mais n'oublions pas que cet évènement sera certainement partiellement soutenu par un « faux mécène » qui ne donne pas d'argent sans le plan de communication de grande ampleur qui suit et qui ne peut être mis en place que pour une star de l'art contemporain...

    Après avoir mis en péril le Centre Pompidou en conseillant à François Pinault de se désengager financièrement de l'institution autour de 2000 (exposition annulée et reportée de ce fait), pour mieux développer son projet avorté sur l'île Seguin, nous espérons que JJ Aillagon ne va pas enterrer Versailles soit en le transformant en parc d'attraction, soit en le privatisant... Rappelons tout de même que la belle démocratie française est la seule à voir se développer des nominations à peine croyable. Christine Albanel était présidente de Versailles nommée par le ministre Aillagon. Elle devient ministre à son tour, et place Aillagon à son ancien poste versaillais... Le jeu des chaises musicales...

     

     

    Gwilherm Perthuis

     

    Voir l'article de Libération du jeudi 6 mars 2008, de Vincent Noce

    http://www.liberation.fr/culture/313927.FR.php


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  • Accrochage Jean Raine au Musée des Beaux-Arts de Lyon

     

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    Nous avions placé, il y a quelques semaines (cf article Alechinsky vs Raine), beaucoup d'espoir dans l'organisation d'une exposition Jean Raine au sein des collections XXe siècle du plus important musée lyonnais. Nous pensions que cet artiste polymorphe pourrait être valorisé grâce à une présentation ambitieuse de son travail plastique, propre à en démontrer les caractéristiques et la puissance spécifique qui s'en dégage.

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    Au final, l'exposition Jean Raine trouve sa principale justification dans le don de quelques pièces au musée, manière de rendre hommage aux donateurs, et de faire rentrer en écho ces dons avec ceux des œuvres de Max Schoendorff (président de l'URDLA) qui bénéficient d'un accrochage infiniment plus favorable dans l'espace d'expo dossier. Des choix spatiaux sont très critiquables, des zones sont illisibles, et surtout encore une fois, on se contente de montrer des peintures sans apporter de discours par la manière de les présenter. Nous sommes en droit de nous demander à quoi a servi le recrutement spécifique de personnes qui ne s'occupent que des expositions d'artistes contemporains ? Les grandes encres sont placées dans un espace étriqué, ce qui neutralise la force qui s'en dégage. Les panneaux de textes sont placés devant les œuvres et les lecteurs encombrent très vite l'espace. Des petites toiles colorées sont placées dans un couloir au dessus d'un très haut muret, avec une visée purement décorative... Ce qui ne colle pas tout à fait à l'esprit des travaux de Raine.

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    Exposer Jean Raine était une très bonne idée, mais se révèle dans les faits une tentative ratée. Car les enjeux de donations sont trop pesants et prenants. Car les moyens spatiaux et scientifiques ne sont pas au réunis au mieux. Car il s'agit de plus en plus de faire de la communication et pas un véritable travail d'historien de l'art. Les propos échangés lors du vernissage étaient en ce sens éloquents. Beaucoup de belles paroles, mais qui enrobent artificiellement une qualité d'exposition insuffisante.

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    Les visiteurs pourront donc privilégier l'exposition Schoendorff et s'arrêter en particulier devant l'immense lithographie de près de 200 x 300 cm, programme extraordinaire imprimé grâce à la maîtrise technique du Centre internationale de l'estampe de Villeurbanne (URDLA).

     

    Gwilherm Perthuis


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  • Château de Troja | Prague

    escalier baroque principal, côté jardin

     

    A quelques kilomètre du centre de Prague dans le quartier de Troja, trône un château du XVIIe siècle tourné vers celui des grands Princes situé sur la colline de Hradcany. L'escalier baroque est construit selon une scénographie remarquable, l'usage de l'accès du château étant une expérience : les figures sculptées apparaissent et disparaissent pendant l'ascension et la révolution. Le visiteur subit un spectacle, avant de pénétrer dans la batisse et d'être attiré par un autre processus, celui du décor peint plafonnant. L'appareil sculptural et architectural est unique en Europe et donne une belle image de l'identité du traitement architectural baroque à la praguoise.

     


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