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    " L'auteur idéal d'une exposition est celui qui ne laisse aucune trace personnelle derrière lui,

    sur le lieu de son forfait. Les oeuvres sont à leur place dans l'exposition lorsqu'elles donnent

    l'impression d'avoir choisi elles-mêmes leur environnement architectural, leur emplacement et

    leurs voisines. L'auteur semble n'avoir pas agi et semble n'avoir jamais existé. Il est transparent,

    il est la vitre vide ne contenant rien en soi, qui peut cependant tout contenir et permet de tout

    voir. En s'appliquant consciemment à réprimer en lui toute velléité expressive, mais aussi en

    résistant dans la réflexivité à la séduction de l'oeuvre, il vise la solitude essentielle de l'expression

    de l'oeuvre et elle seule"

     

    Rémy Zaugg, "Concevoir et réaliser une expositionm c'est devoir s'effacer", Alberto Giacometti, cat. exp. MAMVP, Paris, 1991/1992, p. 67


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    La France s'engage depuis quelques années dans une politique d'incitation du mécénat

    d'entreprise sans précédent et sans équivalent dans le monde. Le retrait continu et progressif

    de l'Etat, ainsi que l'abandon des missions de service public, conduit à une prise en charge

    plus grande par le secteur privé qui a des intérêts économiques et de visibilité, que l'Etat

    ou les collectivités n'ont pas. Les entreprises ne donnent pas de l'argent de manière désintéressée

    comme le stipule la loi sur le mécénat. Mais en attedant un retour sur investissement.

    Un investissement défiscalisé à des hauteurs parfois incroyables, la fisclaité française dépassant

    très clairement les pays les plus libéraux. Et pour quel résultat ?? Une marchandisation et une

    libéralisation rampante du secteur culturel français. Une quête conitnue de rentabilité pour des

    activités qui ne peuvent l'être et qui devraient être régies par des critères intelectuels... mais

    aussi des projets qui sont mis de côté car ne pouvant recevoir de financement privé ... pas

    suffisament visible... Enfin des placards publicitaires dans les lieux culturels, dans les galeries

    restaurées, près des tableaux achetés et dont le montant de l'achat est désduit à 90 % des

    impôts (!!!!!).

     

    Nous reviendrons très rapidement avec une argumentation plus fine est illustrée de très nombreux exemples sur ce problème de mécénat. Il nous emble normal et bon que les entreprises s'engagent dans la culture pour prolonger et compléter les missions fondamentales de service public de l'Etat. Mais les conditions actuelles sont lamentables. Les efforts de quête de financement pouvant être comparés à de la prostitution, sont bien souvent idiots et au final improductif. Des propositions qui vont souvent à l'encontre du développement culturel et qui reposent sur les avantages fiscaux, seul mesure que les politiques nous proposent actuellement. le problème est plus compliqué. les vrais mécènes qui donnent pour donner et pas en attendant un retour, n'ont pas besoin d'incitations si lourdes. Les déductions fiscales n'excedent par exemple pas 30 % aux Etats Unis contrairement à ce que les idées reçues laissent entendre...Mais une véritable culture de la philanthropie est instalée depuis des centaines d'années... Chose qui n'existe pas en France de part un modèle différent. Qui n'est pas plus mauvais, mais seulement différent. Qui répond à d'autres codes et schémas... qui ne peuvent pas être transposés seulement à coup d'avantages fiscaux...

     

     

    GP


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    Erik Dietman 
    1937, Jönköping (Suède) - 2002, Paris


     

    Sandeman pour tout


    Assemblage
    Bois, carton, verre, agrume, plexiglas, tissu, ongles et colle
    55 x 75 x 15,4 cm
    T.C. au pochoir : Sandeman pour tout
     
    Donation de François et Ninon Robelin (Pouilly-les-Nonains) en 1994
    Musée d'art moderne de Saint-Etienne-Métropole
    Inv. : 94.8.49


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